Prix Folio

Encore sous le charme … Quand les livres prennent vie, merci à Marianne Jaeglé et Guy Boley !

Dans le contexte de la troisième édition du Prix des Lycéens Folio, une partie des élèves de la classe 2nd 4 du lycée ont rejoint une classe du lycée Chopin pour rencontrer Guy Boley et Marianne Jeaglé au Hall du livre de Nancy le mardi 4 décembre. Les deux auteurs respectivement de Fils du feu et Vincent qu’on assassine ont également échangé sur leur métier d’écrivain.
Ce Prix invite les élèves à découvrir des œuvres contemporaines parues récemment et leur permet de voter pour leur roman préféré parmi une sélection de 6 titres.
La rencontre eut lieu rue Saint-Dizier, dans la salle Claude Michaud de la librairie et s’est déroulée en deux temps. L’interview des auteurs par une représentante du Prix Folio a été rapidement suivie par un jeu de questions-réponses entre les élèves et les auteurs. L’après-midi s’est clôturé par une séance de dédicace.
Les deux romans bien qu’ils soient différents sur le fond et la forme, partagent quelques points communs comme l’importance de la fratrie, la mort d’un frère et la peinture comme échappatoire.

Quelques questions pertinentes ont été posées par les élèves :

Pourquoi ce choix de titre ?

G.B : le choix du titre a été défini par mon éditrice. Je n’aime pas trop le titre « fils du feu », J’avais pour idée un autre titre. Lorsque j’écris, j’ai toujours des dictionnaires à portée de main. J’adore découvrir de nouveaux mots, et un jour, j’ai découvert le mot « Ecphrasis » qui permet la description (littéraire) d’une œuvre d’art.
Ce mot m’a aidé à trouver le métier du personnage principal, le métier de peintre. Je voulais que le mot Ecphrasis soit le titre de l’œuvre mais mon éditrice a refusé parce que personne ne connaît ce mot et cela n’est pas vendeur.

M.J : Le titre « Vincent qu’on assassine » provient de l’expression « Mozart qu’on assassine » tirée de Terre des hommes, ouvrage d’Antoine de Saint-Exupéry.
Le titre se réfère aussi à l’incompréhension des contemporains de Vincent Van Gogh qui était peu apprécié de son vivant.J’avais aussi l’idée d’un autre titre avec « Comme un frère » par rapport à la relation fusionnelle entre Vincent Van Gogh et son frère Théo. Mais le titre était déjà pris.

Avez-vous toujours voulu devenir auteur ? Est-ce que vos études vous ont aidés ?

M.J : Mes études littéraires ne m’ont pas forcément aidé pour apprendre à écrire. J’ai appris à travers des ateliers d’écritures et de manière autodidacte. Il n’y pas de méthodes pour apprendre à écrire des romans.

G.B : Je n’ai pas fait d’études supérieures, j’ai arrêté l’école dès 16 ans pour partir sur les routes. Je me suis intéressé à l’écriture et au français en général quand j’étais en « taule ».

Quel type d’élève étiez-vous ?

M.J : Quand j’étais élève, je me sentais assez mal dans ma peau. J’avais peu confiance en moi.

G.B : J’étais un très mauvais élève, je ne suis pas un exemple à suivre. J’étais tout le temps collé, je n’écoutais pas les professeurs. Je ne supportais pas l’autorité.

Les élèves ont été sensibles au fait que le métier d’écrivain est avant tout un métier de passion. L’écriture ne quitte jamais les auteurs et évolue avec eux tout au long de leur vie ; cette passion peut parfois être une souffrance, mais une fois mise sur papier et publiée, elle constitue réellement un aboutissement pour les écrivains. C’est bien cela qui est ressorti de cette rencontre : le partage et la transmission de l’écriture sous toutes ses facettes. Les élèves ont été sensibles à l’accessibilité des auteurs qui ont partagé leurs expériences artistiques et personnelles avec enthousiasme et sincérité.
Les élèves encouragés par cette rencontre ont aussi la possibilité de participer à un concours d’écriture où ils devront adresser une lettre à l’auteur de leur roman préféré parmi les 6 titres de la sélection.

Audrey et Géraldine, stagiaires en master MEEF documentation

Remettre la sélection complète du prix des lycéens Folio 2018/2019

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